Installer un serveur Palworld avec SteamCMD
Réponse courte : le serveur dédié Palworld s’installe avec la commande steamcmd +login anonymous +app_update 2394010 validate +quit, strictement identique sur Windows et sur Linux. L’App ID du serveur dédié est 2394010 et le téléchargement se fait en connexion anonyme, sans identifiants Steam. Il reste ensuite à lancer le serveur une première fois pour générer les fichiers de configuration, puis à ouvrir le port UDP 8211. Guide à jour pour Palworld 1.0, sorti le 10 juillet 2026.
Pour éviter SteamCMD, le pare-feu et les mises à jour manuelles, un serveur Palworld chez HebergTonServ est déployé en moins de 5 minutes, ports déjà ouverts et mises à jour automatiques incluses.
Quelle configuration faut-il avant de commencer ?
La documentation officielle Pocketpair publie une configuration requise précise pour le serveur dédié. La voici, traduite fidèlement.
| Poste | Recommandation officielle Pocketpair |
|---|---|
| CPU | 4 cœurs et plus recommandés |
| Mémoire | 16 Go de RAM recommandés. 8 Go permettent de démarrer, mais augmentent le risque de crash par manque de mémoire (out of memory) |
| Stockage | SSD rapide recommandé. Un stockage lent peut corrompre les sauvegardes |
| Système | Windows 64 bits ou Linux 64 bits (Ubuntu, AlmaLinux, etc.) |
| Réseau | Port UDP 8211 (par défaut, modifiable), redirection de port possible sur le routeur |
Deux points méritent d’être soulignés avant même de télécharger quoi que ce soit. D’abord la mémoire : 8 Go ne sont pas une configuration « suffisante », c’est un plancher que Pocketpair associe explicitement à un risque de plantage. Ensuite le stockage : l’avertissement sur la corruption des sauvegardes est officiel, ce n’est pas une précaution d’usage. Un serveur Palworld sur disque mécanique est un serveur qui perdra son monde tôt ou tard.
Pour le dimensionnement détaillé, consultez combien de RAM pour un serveur Palworld.
Quelles sont les méthodes d’installation officielles ?
Pocketpair documente quatre méthodes. Toutes aboutissent au même binaire de serveur dédié.
| Méthode | Système | Pour qui |
|---|---|---|
| Client Steam | Windows | La plus simple : le serveur dédié s’installe comme un jeu depuis la bibliothèque Steam |
| SteamCMD | Windows | Serveur sans interface graphique, scriptable, mises à jour automatisables |
| SteamCMD | Linux | Serveur dédié en production, VPS, machine distante |
| Images Docker officielles | Linux | Déploiement conteneurisé |
⚠️ Avertissement officiel sur Docker : la documentation Pocketpair indique que Docker Desktop est déprécié pour héberger Palworld, en raison de performances de stockage insuffisantes qui exposent à un risque de corruption des sauvegardes. Si vous partez sur du conteneur, restez sur un moteur Docker natif Linux avec un stockage rapide.
Ce guide couvre les deux méthodes SteamCMD, qui sont celles qui reproduisent le plus fidèlement le comportement d’un serveur hébergé.
Étape 1 — Préparer SteamCMD
SteamCMD est le client Steam en ligne de commande de Valve. Il sert uniquement à télécharger et mettre à jour les fichiers du serveur.
- Sur Windows : extrayez SteamCMD dans un dossier dédié, par exemple
C:\steamcmd. ÉvitezProgram Files, dont les permissions compliquent les mises à jour. - Sur Linux : installez SteamCMD via le gestionnaire de paquets de votre distribution, et exécutez-le avec un utilisateur non privilégié dédié plutôt qu’avec
root.
Lancez SteamCMD une première fois à vide : il se met à jour lui-même avant d’être utilisable.
Étape 2 — Télécharger le serveur dédié (App ID 2394010)
La commande officielle est la même sur les deux systèmes :
steamcmd +login anonymous +app_update 2394010 validate +quitDécomposition :
| Élément | Rôle |
|---|---|
+login anonymous | Connexion anonyme, aucun compte Steam requis |
+app_update 2394010 | App ID du serveur dédié Palworld |
validate | Vérifie l’intégrité de tous les fichiers téléchargés |
+quit | Ferme SteamCMD à la fin |
Ne confondez pas les deux App IDs : 2394010 est le serveur dédié, 1623730 est le jeu client. Télécharger 1623730 sur une machine serveur ne produira jamais un serveur fonctionnel.
Le validate allonge un peu le téléchargement mais réécrit tout fichier abîmé. Gardez-le : c’est exactement la même commande qui répare une installation cassée, comme expliqué dans pourquoi mon serveur Palworld ne démarre pas.
Où le serveur est-il installé ?
Les chemins par défaut sont les suivants :
| Système | Chemin d’installation par défaut |
|---|---|
| Windows | .\steamapps\common\PalServer |
| Linux | ~/Steam/steamapps/common/PalServer |
C’est le dossier racine du serveur. Toutes les manipulations suivantes s’y déroulent.
Étape 3 — Lancer le serveur une première fois
Le lancement diffère selon le système :
Windows
.\PalServer.exeLinux
./PalServer.shCe premier démarrage a une fonction précise : les fichiers de configuration sont générés automatiquement au premier lancement. Tant que vous n’avez pas lancé le serveur au moins une fois, le fichier PalWorldSettings.ini que tous les tutoriels vous demandent d’éditer n’existe tout simplement pas.
Laissez le serveur démarrer complètement, puis arrêtez-le proprement avant de passer à la configuration.
Étape 4 — Créer le fichier PalWorldSettings.ini
C’est l’étape où la majorité des installations se trompent.
À la racine du serveur se trouve un fichier modèle nommé DefaultPalWorldSettings.ini. Il contient tous les paramètres avec leurs valeurs par défaut. Ce fichier ne doit jamais être édité : il est écrasé à chaque mise à jour du serveur, donc chaque modification y serait perdue silencieusement.
La procédure correcte consiste à copier son contenu dans le vrai fichier de configuration, dont l’emplacement dépend du système :
| Système | Fichier de configuration à éditer |
|---|---|
| Windows | steamapps\common\PalServer\Pal\Saved\Config\WindowsServer\PalWorldSettings.ini |
| Linux | steamapps/common/PalServer/Pal/Saved/Config/LinuxServer/PalWorldSettings.ini |
Notez bien la différence de dossier : WindowsServer d’un côté, LinuxServer de l’autre. Écrire une configuration parfaite dans le mauvais dossier est l’une des causes les plus fréquentes de « ma config n’est pas prise en compte ».
Windows
copy .\DefaultPalWorldSettings.ini .\Pal\Saved\Config\WindowsServer\PalWorldSettings.iniLinux
cp ./DefaultPalWorldSettings.ini ./Pal/Saved/Config/LinuxServer/PalWorldSettings.iniLe fichier généré au premier lancement est quasiment vide ; l’écraser avec le contenu du modèle vous donne la liste complète des options à ajuster. Le détail de chaque paramètre est traité dans le guide de configuration de PalWorldSettings.ini.
Dans le même dossier Config se trouve GameUserSettings.ini, qui contient la ligne DedicatedServerName=. Cette valeur doit correspondre au nom du dossier de monde utilisé par le serveur — c’est elle qui détermine quelle sauvegarde est chargée.
Étape 5 — Ouvrir le port UDP 8211
Le serveur écoute par défaut sur le port 8211 en UDP. Ce n’est pas du TCP, et c’est l’erreur la plus répandue : une règle de pare-feu ou une redirection créée en TCP ne rendra jamais le serveur joignable.
Deux actions sont nécessaires :
- Autoriser le port dans le pare-feu de la machine (pare-feu Windows ou
ufw/firewalldsous Linux). - Rediriger le port sur le routeur (NAT / port forwarding) vers l’IP locale de la machine serveur.
La procédure complète, avec les commandes de pare-feu pour les deux systèmes, est détaillée dans ouvrir les ports d’un serveur Palworld.
Deux ports optionnels existent également : 25575 en TCP pour le RCON — que Pocketpair a officiellement déprécié — et 8212 en TCP pour la REST API. La documentation précise que ces interfaces « are not designed to be exposed directly to the Internet » : ne les redirigez jamais vers l’extérieur.
Quels arguments de lancement utiliser ?
Le serveur accepte plusieurs arguments en ligne de commande :
| Argument | Effet |
|---|---|
-port=8211 | Change le port d’écoute |
-players=32 | Nombre maximum de joueurs simultanés (32 est le maximum) |
-publiclobby | Publie le serveur dans la liste communautaire |
-publicip=x.x.x.x | Force l’IP publique (auto-détectée sinon) |
-publicport=xxxx | Force le port public annoncé |
-logformat=text | Format des logs : text ou json |
-NumberOfWorkerThreadsServer=X | Nombre de threads de travail |
-enable-gamedata-api | Active l’API gamedata |
Exemple issu de la documentation officielle :
PalServer.exe -port=8000 -useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDS🔑 Le piège de la version 1.0 : la documentation officielle indique qu’en 1.0 et au-delà, ne PAS ajouter -useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDS peut améliorer les performances. Ces trois arguments sont hérités des versions 0.x et sont encore recommandés par la quasi-totalité des tutoriels en circulation. Testez votre serveur sans eux avant de les remettre. Ce point est développé dans optimiser les performances d’un serveur Palworld.
Auto-hébergement ou hébergeur : le choix honnête
L’installation manuelle a de vrais avantages, et de vrais coûts. Voici la comparaison sans complaisance.
| Critère | Auto-hébergement (SteamCMD) | Hébergeur Palworld |
|---|---|---|
| Coût direct | Gratuit si la machine existe déjà | 11,90 à 19,90 €/mois |
| Coût réel | Électricité, matériel, votre temps | Inclus |
| Mises à jour | app_update 2394010 validate à relancer à chaque patch | Automatiques |
| Sauvegardes | À mettre en place vous-même | Automatiques et quotidiennes |
| Ports | Redirection routeur + pare-feu à configurer | Déjà ouverts |
| Anti-DDoS | Absent chez un particulier | Protection Pletx 5 Tb/s |
| Bande passante | Votre débit montant, partagé avec votre foyer | Lien datacenter Europe |
| Disponibilité | Machine allumée en permanence | 24/7 |
| Contrôle total | Oui | Accès SFTP, gestionnaire de fichiers et console avec logs |
L’auto-hébergement est excellent pour apprendre, tester en LAN ou jouer à deux. Il devient rapidement pénible dès qu’il faut un serveur allumé en permanence, mis à jour à chaque patch et joignable depuis l’extérieur. Le point de bascule arrive en général autour de 6-8 joueurs réguliers.
Côté dimensionnement, l’offre Palworld Pro à 19,90 €/mois embarque 16 Go de RAM DDR4, soit exactement la valeur recommandée par Pocketpair, avec un Ryzen 9 5950X et 50 Go de SSD NVMe pour 32 joueurs. L’offre Starter à 11,90 €/mois propose 8 Go, adaptée à un petit groupe d’environ 8 joueurs — en gardant en tête l’avertissement officiel sur le risque OOM à 8 Go. Le détail est sur la page hébergeur Palworld.
FAQ
Quel est l’App ID du serveur dédié Palworld ?
L’App ID du serveur dédié Palworld est 2394010. Il se télécharge en connexion anonyme avec steamcmd +login anonymous +app_update 2394010 validate +quit. L’App ID 1623730 correspond au jeu client, pas au serveur.
Faut-il posséder Palworld pour héberger un serveur dédié ?
Non. Le serveur dédié se télécharge avec +login anonymous, sans aucun identifiant Steam ni achat. Il faut évidemment posséder le jeu pour s’y connecter, mais pas pour faire tourner le serveur.
Où se trouve le fichier PalWorldSettings.ini ?
Sous Windows dans steamapps\common\PalServer\Pal\Saved\Config\WindowsServer\PalWorldSettings.ini, sous Linux dans steamapps/common/PalServer/Pal/Saved/Config/LinuxServer/PalWorldSettings.ini. Il n’existe qu’après le premier lancement du serveur, qui génère automatiquement les fichiers de configuration.
Pourquoi ne pas modifier DefaultPalWorldSettings.ini ?
Parce que ce fichier modèle, situé à la racine du serveur, est écrasé à chaque mise à jour. Toutes vos modifications y seraient perdues sans avertissement. On copie son contenu dans PalWorldSettings.ini, qui est le seul fichier réellement lu par le serveur.
Le serveur dédié Palworld fonctionne-t-il sous Linux ?
Oui, la documentation officielle liste Linux 64 bits (Ubuntu, AlmaLinux, etc.) parmi les systèmes supportés, avec un lancement via ./PalServer.sh. Seule restriction notable : les mods serveur sont réservés au serveur dédié Windows.
Combien de joueurs peut accueillir un serveur Palworld ?
Le maximum est de 32 joueurs, défini par ServerPlayerMaxNum dans le fichier de configuration ou par l’argument de lancement -players=32. Ce plafond est identique en auto-hébergement et chez un hébergeur.
En résumé
- La commande d’installation officielle est
steamcmd +login anonymous +app_update 2394010 validate +quit, identique sous Windows et Linux. - Le lancement se fait via
PalServer.exe(Windows) ou./PalServer.sh(Linux), depuissteamapps\common\PalServerou~/Steam/steamapps/common/PalServer. - Les fichiers de configuration sont générés au premier démarrage ; on copie ensuite
DefaultPalWorldSettings.iniversPalWorldSettings.inidansConfig\WindowsServer\ouConfig/LinuxServer/. - Le port UDP 8211 doit être ouvert au pare-feu et redirigé sur le routeur ; 25575 (RCON, déprécié) et 8212 (REST API) ne doivent jamais être exposés à Internet.
- Pocketpair recommande 16 Go de RAM, un SSD rapide et 4 cœurs et plus ; 8 Go démarrent mais exposent au crash par manque de mémoire.
- En 1.0, retirer
-useperfthreads -NoAsyncLoadingThread -UseMultithreadForDSpeut améliorer les performances, contrairement à ce que recommandent la plupart des tutoriels.
Si le but est de jouer plutôt que d’administrer, un hébergeur Palworld livre le serveur installé, mis à jour et sauvegardé automatiquement, dès 11,90 €/mois avec 24 h de garantie remboursement.



